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30%. C’est le taux de panne d’un ordinateur portable pendant les 3 premières années de son utilisation. Qu’il s’agisse d’un incident matériel ou d’un accident. A la clé : une indisponibilité du poste pendant 1 à 2 jours. Et ceci sans compter les risques de perte de données. Dans un monde hyper-connecté, le manque à gagner est considérable. Alors, inéluctables les pannes informatiques au 21ème siècle ? A voir.

1 chance sur 3 : ça sera donc la probabilité que vous aurez de subir un panne d’ordinateur dans les 3 ans qui suivront son achat. Dans 2 cas sur 3, c’est le matériel qui jettera l’éponge, et dans la majeure partie des cas (80%), il s’agira d’un dysfonctionnement du disque dur – le composant en charge de stocker système d’exploitation et données.

Autrement dit, 1 ordinateur sur 5 dans votre entreprise souffrira d’une panne, avec un risque majeur de perte de données. La réparation qui en découlera – ou même l’achat d’un matériel de remplacement – nécessitera au minimum une journée d’effort pour rétablir l’environnement de travail initial. Et vos données seront tout simplement perdues si vous n’avez pas pris de précaution.

Alors que la dépendance aux technologies n’a jamais été aussi forte, une telle exposition au risque semble paradoxale. Et un peu anachronique, avouons-le.

Pannes informatiques : le maillon faible du digital

Le fait est que nos chères machines embarquent un nombre considérable de composants. Et que l’augmentation de leurs performances d’une part, et la miniaturisation constante qui les affecte, viennent contrecarrer la fiabilisation de l’électronique moderne. Les mauvais esprits mettront sans doute en cause aussi l’obsolescence programmée : il doit y avoir aussi un peu de ça.

Comme il n’est pas question de nous passer d’informatique, 2 solutions s’offrent à nous : limiter les risques de panne d’une part, et les effets d’un crash d’autre part.

La fiabilité des services de poste de travail virtuel à la demande est tout simplement insolente. Et garantie.

Une fois n’est pas coutume, évacuons le volet conséquences : une sauvegarde systématique et régulière de vos données, et un stockage dans le Cloud de vos fichiers, applications et emails vous mettront à l’abri d’un arrêt d’activité forcé. Au pire devrez-vous utiliser un appareil personnel ou un PC en stock pour y accéder le temps de récupérer votre ordinateur préféré.

Mais évidemment, le plus confortable serait de ne tout simplement pas subir de panne matérielle. En toute logique, dématérialiser votre ordinateur avec un poste de travail virtuel dans le Cloud vous permettra de résoudre cette équation.

Poste de travail virtuel : des garanties qui font la différence

La fiabilité des services de bureau virtuel à la demande (DaaS, Desktop as a Service) est aujourd’hui presque insolente. Tout simplement parce que les fournisseurs savent aujourd’hui détecter et prévenir les pannes. Et garantir que le matériel qui fait tourner votre session est toujours en parfait état de marche, ou le changer si le moindre risque est détecté.

Quelques chiffres ? Amazon Web Services annonce aujourd’hui un taux de disponibilité mensuelle contractuel de 99.9% de son service de bureau virtuel Cloud. Soit un total d’un peu plus de 8 heures par an d’indisponibilité. Ce qui ne signifie pas que votre ordinateur soit cassé, mais uniquement que le service ne soit pas accessible. Les données, elles, sont garanties à 99.999999999%.

Pour vous connecter, un simple terminal fiable et bon marché suffira.

Et en dehors des pannes de matériel ? En cas de crash du système d’exploitation, les outils intégrés de gestion des images permettent de reconstruire un poste à son état original en l’espace de quelques minutes. A comparer à la journée de travail nécessaire à la remise en ligne d’un poste cassé. De quoi travailler sereinement.

Du matériel limité à sa plus simple expression

Evidemment, vous aurez toujours besoin d’un appareil pour faire office de terminal et vous connecter à distance à votre poste de travail virtuel. L’utilisation d’un terminal Dell Wyse par exemple finira de vous convaincre. Avec une durée de vie moyenne de 7 années, une consommation électrique presque nulle, et un coût d’achat faible, ces appareils complètent idéalement les bureaux virtuels.

Facebook ne s’y est pas trompé, qui utilise désormais ce type de solution de manière généralisée autour du monde pour plusieurs milliers de collaborateurs externes. Avec un gain inestimable si l’on considère que ces prestataires sont payés à la journée et ne peuvent rester en panne d’ordinateur.

Pour nos clients PME suisses, un (peu) plus petits que Facebook, l’avantage est toutefois du même ordre : fiabilité et accessibilité sont décuplées. Avec la sensation d’avoir changé d’ère : plutôt que d’exploiter du matériel informatique, ils deviennent des consommateurs d’un service stable et performant. Le tout pour un coût compétitif. La fin (définitive) des pannes d’ordinateur ?

Emmanuel Dardaine

emmanuel dardaine expert cloud

Souvenez-vous (ou pas) : il y a 8 ans, Microsoft annonçait fièrement le lancement d’Office 365. A l’époque déjà, l’objectif de Microsoft consistait à proposer ses licences Office sous forme d’abonnement, et de les combiner avec des produits en ligne. Des services d’entreprise tels qu’Exchange ou le stockage Cloud OneDrive devenaient alors accessibles aux PME. Alors qu’ils étaient réservés aux grandes entreprises, pour cause d’investissements lourds.

Si en apparence, Microsoft ne faisait que céder à la mode de l’abonnement, ce changement était plus profond qu’il n’y paraissait. Tout d’abord, le coût des abonnements reflétait le cycle de renouvellement des licences Office, à savoir 3 ans. Les PME rentraient ainsi dans le rang, elles qui avaient l’habitude de sauter une version sur deux, en amortissant les licences achetées sur 6 ans. En conséquence Microsoft augmentait « sensiblement » ses revenue Office.

Office 365 : un virage stratégique

Par ailleurs, l’abonnement permettait aux utilisateurs de bénéficier, pour chaque licence active, de mises à jour continues. Microsoft inaugurait ainsi ce mode de déploiement, qui devenait la norme chez l’ensemble des éditeurs de logiciels. Et même si cela nous fait faire parfois quelques cheveux gris, il faut avouer que cette mise à niveau permanente a au moins le mérite de contrer rapidement les failles de sécurité, toujours plus nombreuses.

En 8 ans, Microsoft a converti 20% du marché des entreprises vers Office 365

Mais le vrai changement était en fait ailleurs : en proposant ses propres services en abonnement, Microsoft devenait opérateur. Jusqu’alors, le modèle de vente s’appuyait sur les revendeurs, qui commercialisaient les licences – Exchange par exemple – et installaient le matériel qu’ils avaient vendu chez les clients en y ajoutant leurs services de déploiement, de support et maintenance. Résultat : depuis le lancement de ce produit, la pénétration mondiale d’Office 365 dans les entreprises atteint 20%. Pas si mal, en si peu de temps et en partant de zéro.

Mais alors, quel impact sur mon poste de travail, me direz-vous ? Eh bien, Microsoft semble renouveler cette expérience avec les postes de travail. Et le tournant que le marché va prendre pourrait être aussi rapide que celui négocié avec Office 365.

Le poste de travail, prochain champ de bataille du Cloud

Le mouvement de Microsoft sur le marché des postes de travail virtuels annonce une mutation profonde et rapide des entreprises. Si Microsoft avait jusqu’à maintenant négligé ce marché, c’est probablement pour deux raisons principales.

La première : Microsoft dispose d’un historique imposant, et d’un portefeuille de produits très large. Cela ne facilite pas les mouvements rapides. Surtout lorsque les licences Windows, par exemple, risquent d’être cannibalisées par les services de postes de travail virtuels. Pour Microsoft, qui reprendrait d’une main ce qu’il a cédé de l’autre, cela serait sans réel effet. Mais pas pour les fabricants de matériel, qui seraient concurrencés directement par Microsoft, dans un marché du matériel PC en pleine crise.

Seconde raison : Microsoft n’a pas toujours perçu rapidement les mouvements du marché. On l’a vu avec des produits comme Slack (collaboration d’équipe), avec leurs services d’hébergement Cloud Azure, ou même lors de l’avènement d’Internet. Heureusement, ses capacités marketing, et sa trésorerie, lui permettent de rebondir rapidement. Côté postes de travail virtuels, il était temps de réagir, car la concurrence s’est renforcée entre temps.

Poste de travail

Amazon est un leader sur ce marché, et propose Workspaces – son offre DaaS, Desktop as a Service – depuis plusieurs années. Ce produit fait partie des 10 plus vendus sur le continent américain. Plus récemment, Citrix – un éditeur aussi, spécialisé dans les logiciels de virtualisation de postes – a annoncé un produit hébergé et géré par ses soins, alors qu’il se reposait aussi sur un écosystème de partenaires.

Une offre de terminaux légers qui explose

Autre signe qui ne trompe pas : le renforcement du marché des terminaux. Car si les postes de travail deviennent virtuels, il faut tout de même un appareil bien physique même, s’il est simplifié, pour connecter clavier, souris, et écrans. Dell, qui avait racheté Wyse, le pionnier en la matière, vient de revoir de fond en comble sa gamme. Et vient concurrencer directement HP, bien conscient que le marché du PC ne s’arrêtera pas de ralentir. D’autres fournisseurs fourbissent leurs armes et viennent concurrencer ces acteurs historiques.

Ainsi, pour le coût modeste d’un terminal, et une location de quelques dizaines de francs par mois (hors support), vous profitez d’une solution de bureau virtuel fiable et économique, payée à l’unité, sans les inconvénients du matériel et sans investissement. Comme pour Office 365, les solutions des grandes entreprises atteignent ainsi les PME. Avec les avantages du Cloud : redondance, paiement à l’usage, flexibilité, mobilité.

Le mouvement combiné de Microsoft et de fabricants de terminaux annonce donc une accélération probable de l’adoption de ces solutions, et d’une mutation complète du marché. On peut s’attendre à des annonces de la part d’Amazon lors de leur grand-messe annuelle qui se tiendra en novembre prochain. Et si d’ici-là, vous souhaitez parler poste de travail virtuel, prenez-contact avec nous : nous avons une bonne vision de ce que nous réserve ce marché, et surtout de ce que vous pouvez en tirer dans votre PME.

Emmanuel Dardaine

emmanuel dardaine expert cloud

Il y a quelques semaines, Microsoft a annoncé la mise à disposition en preview de son DaaS (Desktop as a Service). Après les serveurs, la messagerie ou encore la suite Office, Microsoft met à disposition l’un des derniers maillons manquant à la dématérialisation de l’informatique dans le Cloud : un bureau virtuel. Découvrez en vidéo tout ce que vous devez savoir sur le DaaS.

Cette annonce récente nous donne l’occasion de parler du Desktop as a Service. Fonctionnement, fournisseurs, usages, avantages : un véritable tour d’horizon en moins de 3 minutes. Vous aurez ainsi quelques billes de plus dans votre sac pour aborder sereinement le renouvellement (ou pas) de votre parc informatique. Bon visionnage !

 

 

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